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C. Baudelaire – Du vin et du haschich

Né à Paris en 1821, il meurt dans la même ville en 1867. Charles Baudelaire a tué le game de la poésie française.

L’homme, que ce soit pour des raisons spirituelles, artistiques ou récréatives, a toujours cherché des substances altérant l’état de conscience.

A la fin du 18ème siècle, les soldats français découvrent le cannabis lors de la campagne militaire en Egypte de Napoléon. Ils en ramènent dans leurs bagages, et dans l’hexagone la substance se popularise peu à peu.

En 1851, Charles Baudelaire écrit, avec tout le génie de sa plume, cette étude comparative empirique entre les effets du vin et du haschich comme moyens de multiplication de l’individualité. A cette époque, ce sont, avec les opiacés, les principales substances permettant cette altérité.

Si l’image d’un Baudelaire amateur de haschich reste ancrée, surement parce qu’il était un membre du club des haschischins (un groupe privé composé d’artistes et scientifiques se réunissaient pour étudier et consommer des drogues (principalement du cannabis)). Cependant, notre poète est loin d’être élogieux concernant cette substance… En effet, entre consommer du haschich ou boire du vin naturel (puisque les pesticides n’existaient pas à cette époque), le choix lui semble évident. Extrait :

« Le vin exalte la volonté, le haschisch l’annihile. Le vin est support physique, le haschisch est une arme pour le suicide. Le vin rend bon et sociable. Le haschisch est isolant. L’un est laborieux pour ainsi dire, l’autre essentiellement paresseux. A quoi bon, en effet, travailler, labourer, écrire, fabriquer quoi que ce soit, quand on peut emporter le paradis d’un seul coup ? Enfin le vin est pour le peuple qui travaille et qui mérite d’en boire. Le haschisch appartient à la classe des joies solitaires ; il est fait pour les misérables oisifs. Le vin est utile, il produit des résultats fructifiants. Le haschisch est inutile et dangereux ».